Bartasses et Saucisson

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bartasser /baʁ.ta.se/ : Sortir des itinéraires normaux, avoir des difficultés pour arriver à destination...

Odyssée en terre glacée: de Montréal à Saint-Anne, en route pour la glace promise!

février 2015

Jeudi 5 février 2015, 15h30.

L'avion se pose sur la piste du petit aéroport de Montréal. Les alentours sont givrés, le ciel est limpide et le soleil brille. Dehors le mercure affiche -15°C. Autant dire qu'il fait froid. Et ça tombe bien parce que le froid, c'est ce que nous somme venu chercher ici. Cette année, plutôt que d'attendre l'arrivé d'un hiver qui se fait désirer, nous allons le chercher. L'hiver, le vrai, celui au froid qui mort de jour comme de nuit, qui fige l'eau inlassablement, goutte après goutte. Celui qui façonne ces cascades de glace, structures éphemères, vouées à la fonte, mais dont nous comptons profiter avant qu'elles ne disparaissent.

Nous sommes 3 à partir de Grenoble: Yoyo, baptou et moi. L'idée à germée au début de l'été, en revoyant les photos de cascades publiées sur internet par Gérald Dupperay l'hiver dernier, alors que les glaciéristes alpins, résignés, voyaient se succéder sans fin perturations et redoux. D'autant que Micka, un copain d'école est sur place depuis un an... Sitôt évoqué, c'était décidé: cet hiver on partira en terre promise, direction le Quebec!

Au cours de nos 15 jours de voyage nous avons visité 10 sites, tous variés et différents, de Montréal à la Gaspésie. Au programme: 3000 bornes, de la cascade, des bières, encore de la cascade, un peu de ski de rando dans les Chic-Chocs pour se reposer, et... toujours de la cascade!

l'equipe

Photo de groupe sur la Banquise. Yoyo, Baptou, Micka et Max.

Chapitre 1

Cap sur Québec: l'apprentissage

Sac bouclés, coffre plein, nous quittons Sorel Tracy et l'appartement de Micka pour rentrer directement dans le vif du sujet. Objectif les falaises de Grande Pile au nord de Shawinigan. L'idée pour aujourd'hui est de se mettre dans le rythme du quebec et de la grimpe. Mais, joie du voyage, tout ne se passe pas toujours comme on le prévoit! En arrivant, nous lisons les mises à jour du topo, pour apprendre qu'une bonne partie du site (et la plus intéréssante!) est sur des terrains privés dont l'accès est désormais interdit... Et les conditions de glace ne sont pas tellement extraordinaires. Les cascades québecoises seraient-elles aussi capricieuses que les nôtres ?

Finalement nous trouverons un joli mur jaune d'une grosse vingtaine de mètres, parfait pour une après midi de grimpe au soleil ("Fernande", 3 à 4+, 25m, 15min d'approche). De la glace caramel/mangue, la vue sur le fleuve gelé, et un beau soleil d'hiver: ça y'est nous y sommes vraiment...

fernande

Echauffement général sur Fernande.

Leçon n°1: penser à lire les MAJ du topo avant d'aller sur un site ça peut éviter des grosses déceptions... On a été chanceux et on a quand même trouvé notre bonheur!

Notre premier camp de base est Chez France, un gîte (comprendre chambre d'hôte) où nous resterons 3 jours. Adresse plus que conseillée, tant pour la gentillesse de France que pour les chambres, et, bien sûr, les petits-dej gargantuesques!

bras du nord approche

Au milieu des grande étendue de la vallée du Bras du Nord, la Mer de glace (version locale).

Deuxième jour et premier temps fort du voyage: la vallée du Bras du Nord. Après plusieurs kilomètres sur une route enneigée au fil desquels les habitations se font de plus en plus rares, cette vallée cache deux itinéraires classiques parce que magnifiques: La Mer de Glace (3 à 4, 280m) et Small is Beautifull (4+, 180m). Après 1h de marche dans la forêt de sapins et de bouleaux enneigés nous nous séparons: Yoyo et Batou partent dans la Mer, quand à Micka et moi nous irons dans Small. Après une approche raide et à tracer (curiosité: ici la majorité des approches sont balisées avec des rubans roses autour des arbres: très coquet et terriblement efficace!) nous sommes au pied. Réputation non-usurpée: c'est majeur! La vue sur les étendues de forêts est démente, ambiance nordique. La ligne, un filet de glace jaune et blanche qui descend dans une faille encaissée, est superbe. Après la première longueur, en belle glace crochetante à souhaits, et une petite pente de neige vite avalée, nous sommes au pied de la difficulté. Une longueur raide de 40m.

attaque small
small

Batou à l'attaque, et Yoyo, au large des côtes.

Cette année la goulotte est assez maigre, et la glace ne vient pas lécher les bords du canyon. La partie raide est plus longue, et en glace aérée difficilement protégeable: de quoi chauffer les bras plus vite que prévu. Pour du 4+ annoncé, ça réveille ! Une ligne vraiment magnifique à ne pas rater. De leur côté les copains s'amusent dans leur imensité de glace et nous nous rejoignons à la nuit tombante.

Batou à l'attaque, et Yoyo, au large des côtes.

attaque de la mer yoyo à la mer
attaque de la mer yoyo à la mer

Troisième jour, l'échaufement est terminé, parce qu'on a prévu d'aller au canyon de pont rouge aujourd'hui. "Le" spot de glace connu paaaaaaartout dans le monde. Et pour cause, c'est superbe.

pont rouge

Petite déception cependant: le niveau de l'eau est assez haut et seul un secteur (classique) est accessible. Equipé, près à partir dans la première chandelle... Quand tout à coup des cordes se mettent à pleuvoir du ciel, au sens propre! Les cascades sont prises d'assault, par le haut! Avant d'avoir pu mettre un coup de piochon, des moulinettes sont installée partout. Doublés sur le fil, nous nous rabattons sur de petits rideaux à l'entrée du site. Assez raides pour se faire un peu les bras, mais aux oubliettes les belles envolées de 30m!

On joue dans les rideaux en espérant que les chandelles se libèrent avant que l'on meurt de froid!

dans les rideaux dans les rideaux
La chandelle La chandelle

Fin de journée dans Valentin (5+, 30m), une grande colonne en conditions plutôt moyennes et mal protégeable... Qui se finiera en moule!

Leçon n°3: au Quebec beaucoup de sites sont accessibles par le haut, et du coup beaucoup de personnes grimpent en moule en équipant par le haut...

Lecon n°4: beaucoup de sites sont au bord de rivières gelées: attention au niveau de l'eau qui peut gêner l'accès, voir varier pendant la journée (lachés de barrages).

C'est un article sur le Quebec et on a toujours pas parlé du froid? Non mais allô ?? Ba non, parce que jusqu'ici il avait fait toujours beau, donc bien équipés on a même pas eu froid! Par contre à Pont Rouge, mes aïeux! Ca meulais dur, parlez-en aux pieds de Batou! A la mi-journée le ciel s'est couvert et le vent s'est engouffré entre les falaises, la température resentie est alors tout de suite tombée. Plus que le froid seul, c'est le vent qui est a redouter. Pas question de laisser un bout de peau à l'air libre! Après un retour encore une fois de nuit, pas fâchés de rentrer au chaud et de s'installé autour de la désormais traditionelle bière de récup'. D'ailleurs de ce côté-là non plus la variété ne manque pas!

froid! yoyo à la mer

Le lendemain matin, le temps est bâché complet. On découvre la poudrerie pour la première fois. Un vent à décorner les caribous, la neige transportée à l'horizontal qui recouvre la route... La totale. De nature optimiste, on se dit qu'il suffira juste de bien attacher le bonnet et de serrer un peu plus les piolets. Reste à choisir un site: va pour Donnacona. Petit site pas très connu, les cascades proviennent de résurgences et tombent directement sur les berges gelées du Saint Laurent. Peu d'infos, si ce n'est que l'accès est (normalement) rapide, et plusieurs indications pour (normalement) trouver où se garer. Et cette phrase du topo: "le vent peut être particulierement fort, notamment lorsqu'il s'engouffre et s'accelère sur le fleuve"... Parfait pour aujourd'hui non ? Suivez la logique...

Arrivés sur place le premier challenge est de trouver où parker notre char: quand on est pas chez quelqu'un, c'est qu'on risque de se faire plier la voiture par le chasse-neige, et vice versa. Deuxième challenge trouver le site.

consiliabul errance
consiliabul

Entre conciliabules et errance, on a finit par trouver le site!

Après un bonne bartasse dans les bois en longeant les falaises et de la persévérance nous somme recompensés: l'endroit beau, l'ambiance "bord de Saint Laurent" démente. Bien belle journée, et bonne surprise que ce site qui mérite vraiment d'être un peu plus connu!

donacona donacona
donacona

Entre conciliabules et errance, on a finit par trouver le site!

Leçon n°5: en hiver il est souvent assez problématique de se garer: les bords de route et autres petits chemins sont évidement enneigés. Si c'est déneigé c'est que le chasse-neige passe (et il n'est pas a un retro près), ou qu'un particulier le fait (donc que c'est chez lui)... Reste à trouver quelqu'un et lui demander gentillement...

Leçon n°6: la per-sé-vé-rance!!

Chapitre 2

Sur la route de Saint-Anne

Nous avons rendez-vous dans deux jours maintenant à Saint-Anne. Nous avons loué une maison là-bas, et nous y rejoindrons des collègues de Micka venus pour faire du ski de rando. Juste le temps qu'il faut pour faire la route tranquillement et mettre les haltes à profit. Deux arrêts prévus: Rivière-du-Loup et Saint-Fabien-sur-Mer.

Rivière au loup

Le parc du centre ville de Rivière-du-Loup. Sympas les équipements communaux!

Le site de Rivière-du-Loup est situé dans un parc en plein centre de la ville. C'est un site artificiel à l'environnement urbain mais à l'interêt bien réel. Le site est beau, la vue au sommet des voies vaut le coup et la variété des lignes est très intéréssante. Le magnifique temps et la relative douceur tranche radicalement avec la journée d'hier et permettent de recharger les batteries.

Rivière au loup Rivière au loup Rivière au loup

Le site de Saint-Fabien-sur-Mer est situé au bord du Saint-Laurent, bien que l'on ne voit déjà plus l'autre rive. L'accès, atypique, se fait par la banquise, cheminant au mieux entre les blocs de glaces. La marée peut d'ailleur parfois poser des problèmes. Le cadre est somptueux, et l'horizon glacé donne au lieu une ambiance presque polaire (le site est toujours à l'ombre: le soleil vient seulement nous narger en se rapprochant sans jamais nous atteindre). Les cascades sont belles, d'une glace bleue turquoise comme nous n'en avions pas encore vu ici!

approche banquise yoyo dans les arbres
micka grimpe batou grimpe

Nous continuons notre remontée en Gaspésie. Même si les distances sont grandes la route se fait très bien lorsque le temps ne vient pas compliquer les choses. Nous arrivons demain à Saint-Anne, et avons prévu de faire une dernière journée de grimpe avant de passer au ski de rando. Nous sommes impatients d'arriver pour découvir les cascades atytpiques que nous avons repéré sur le topo: La cigarette bleue, et Méduse...

A Saint-Anne, la grimpe au Quebec encore une fois se fait remarquer par la simplicité des approches. Dans le style, les cascades d'aujourd'hui sont imbattables: on gare la voiture au pied! C'est tout juste si l'on ne pourrait pas assurer depuis le siège passager. La cigarette bleue est une cascade très esthétique: un tube bleu nuit de 30m, tellement translucide que l'on voit l'eau couler à l'intérieur. Cette année la cascade est bien formée, et Yoyo en profite pour grimper en tête dans le grade 4. Les entrainements quotidiens depuis 6 jours déjà portent leurs fruits!

La cigarette bleue yoyo dans la cigarette

La superbe cigarette bleue, même sans filtre elle a de belles couleurs! Fumée par Yoyo, sans tousser.

Méduse est quant à elle une cascade aux formations surplombantes uniques et completement hallucinantes. Au pied, on croirait qu'elle s'apprète à nous manger tout crus. On se demande même par quels miracles les énormes parapluies surplombants parviennent à tenir la haut! Et surtout par quel mystères se forment-il? La grimpe n'y est pas triviale, parfois légèrement déversantes voir à tendance renfougne lorsqu'il s'agit de monter sur ces parapluies (les plus solides!). C'est en revanche très beau et très plaisant, une ligne qui donne des émotions et laisse des souvenirs!

méduse max dans méduse

De retour (à la nuit...) à la maison, nous retrouvons Seb et Eric, nos amis quebécois, bien contents d'être arrivés et d'avoir pu profiter de la neige. Visiblement les conditions s'annoncent pas mal du tout. Nous investissons la maison et prenons un peu de temps pour découvrir notre premier camp de base dans lequel nous ne sommes passés qu'en coup de vent ce matin. Autant dire qu'on risque d'être comme des princes dans cette grande maison où nous avons tout le confort d'un petit chez soi. Cordes, broches et piochons sont mis a remisés au sous sol, et aurons tout leur temps pour sécher cette fois-ci. Parce que les épaules commencent à fatiguer, mais aussi parce qu'il y a d'autre choses à visiter en Gaspésie, à partir de demain nous sortons les skis et allons explorer un petit peu le parc national des Chic-Chocs.

Chapitre 3

La Gaspésie

gaspésie

Le ski de rando au Québec est un peu particulier. De par la géographie des lieux notamment: ici les sommets, culminants avec difficulté autour de 1500m-1700m, passent pour des collines aux yeux des alpins. Mais elles cachent quand même de belles lignes de descente, parfois raides, et surtout de très beaux horizons. La rando dans les Chic-Chocs commence généralement par une approche assez plate de quelques kilomètres, puis la pente se redresse pour grimper de quelques centaines de mètres. Il arrive même que l'on fasse des conversions (chose visiblement mal connue des locaux, qui doivent avoir de plus gros cuisseaux que nous)! Et si le dénivellé pour aller au sommet est souvent vite avalé, il permet aussi de cumuler les montées (donc les descentes) et permet des combiner les itinéraires. La végétation étant particulièrement boisée, une grande partie des itinéraires est entretenu par le parc, et la pratique est relativement réglementée. Mais si cela à tendance à canaliser les pratiquants, pas de quoi craindre la foule non plus!

méduse max dans méduse
ski ski
panoramam

Après deux jours de skis avec une météo généreuse en soleil, sur des itinéraires parfois très sauvages (la descente de Montagne la Blanche notamment a fini en bartasses infâme dans de la sapinette tellement serrée que le soleil ne doit jamais toucher le sol... Autant dire que c'est pas le rêve skis aux pieds!), les prévisions annoncent l'arrivée d'une pertubation pour dimanche après midi et lundi. Nous décidons donc de profiter des cascades avant qu'elle ne finissent sous la neige et profiter de la poudre quand le soleil sera revenu.

ski ski

La première cascade envisagée. Finalement on ira plutôt dans Corneille.

Nous partons donc dimanche avec le projet d'aller grimper. Arrivé sur place, l'acceuil chaleureux d'un local se présentant comme le proprio du terrain, et nous invitant à plutôt aller voir ailleurs, nous oblige à trouver un plan de repli. Ce sera donc Corneille. La cascade, encore une fois visible depuis la route, est raide, et semble barrée de trois lignes de surplombs: la partie s'annonce très délicate... Finalement après trois tentatives je finierai par gentillement redescendre sur lunule. Tout parait fragile et cassant, si bien que tout ce que je touche des piolets fini par me tomber sur la tronche. M'engager en aveugle sans trop voir ce qu'il se passe derrière ne me tente pas trop. D'autant que pour cela il faut renfougner, pour réussir à se hisser sur un petit parapluie qui ne m'inspire pas, pas plus que la fissure sous la ligne de surplombs... Bref, ce passage m'impressionne et semble trop dur pour moi. Le mental émoussé par l'enchainement des journées de grimpe, le cerveau dit stop! Une chose que cette ligne m'aura appris: j'avais bien pensé que d'enchaîner les jours de grimpe finirait par fatiguer les bras. Mais la motivation et la confiance s'use aussi, et en cascade ce n'est pas un paramètre à négliger! Toujours est-il avec tout ça le mauvais temps est finalement arrivé, et la nuit aussi. Désolé et Merci à Yoyo et Micka qui ont passé 2 heures à assurer dans le froid et qui n'aurons finalement pas grimpé!

ski ski

Corneille (5+, 90m)... Dans ces conditions le 5+ vaut cher!

Le lundi la tempête est toujours là, mais les Chic-Chocs offrent un itinéraire tout indiqué pour ce temps: le Champ de Mars. Montée dans les sapins pour être à l'abri du vent et peu de pente pour ne pas trop s'exposer. On profite de la bonne neige, et après la 4ième montée la neige et le froid on raisons des peaux qui ne veulent plus coller (ça tombe bien parce qu'on est fatigué! Mais chut, si on arrête c'est juste parce que les peaux ne collent plus...!).


température burger petit dej

Presque -30°C dans la véranda: qu'une seule solution pour résister au froid, MANGER!

Mardi, dernier jour de notre séjour Gaspésien: aujourd'hui on profite de la bonne neige et des paysages une dernière fois. On va donc au Hog's back, où l'on peut trouver des lignes un peu plus raides. Même si souvent l'aspect débonnaire des montagnes avoisinantes fait oublier le risque nivologique, les chutes de neige sont souvent tempêtueuses. La grosse chute de neige avec des vents de 110km/h est venue se poser sur une couche de neige assez ancienne qui, étant données les températures bien froides en versant nord avait transformée en goblets un peu partout... Si bien qu'il fallait pas trop aller chercher les petites contrepentes raides sous peine de se faire peur. Pas de soucis, il y avait quand même largement de quoi se faire plaisir!

ski ski
ski

images ski


Chapitre 4

Le retour

Les jours avancent, et nous sommes déjà plus proches de la fin que du début. Il faut maintenant penser à se remettre en route et rejoindre Montréal. Mais ce n'est pas encore finit pour autant et deux belles étapes nous attendent encore: les chutes de Montmorency, à côté de Québec, et le site de Rivière Mastigouche.

Et oui, pour ceux qui se disaient déjà: "les mecs, ils vont à l'autre bout du monde et ils visitent même pas, rien!". Et bin si! On a aperçu le Château de Québec à travers la vitre d'un bar et on est allé grimper sur les chutes de Montmorency. Soit les deux sites les plus vus au Québec. Si ça c'est pas du tourisme!

cascade montmorency château quebec

Tourisme, done!

Aller grimper aux chutes de Montmorency ça vaut quand même le coup, parce que c'est assez exotique: on peut grimper de nuit sur une glace colorée par les spots. Et avec une vue imprenable sur la chute. Attention à ne pas aller jouer trop près des embruns ceci-dit, sous peine de finir completement givré!

cascade montmorency cascade montmorency
cascade montmorency cascade montmorency

Pas peur de finir de nuit!


cascade monmorency cascade monmorency

De retour à la chambre d'hotel, notre routine huilée depuis deux semaines continue: première étape le séchage du matos... Sauf que cette fois nous ne somme plus dans notre spacieux palace de Saint-Anne!

matos matos

Manouche style! (si vous voyez cette photo sur le bon coin c'est une arnaque: rien est à vendre! :p )

Pour notre dernier jour nous n'avons rien de prévu. Pourquoi ne pas retourner à Pont-Rouge ? Mais Micka tiens à nous faire découvrir un site qu'il aime bien. D'autant que ça nous rapprochera de Sorel. Alors la dernière étape se fera à Rivière Mastigouche. Là encore, coup de coeur! Un super site, à l'abri dans la forêt, tranquil... Et de superbe longueures à faire, dont une délicate chandelle qui se termine sur quelques petits pas de mixte: un vrai régal!!

riviere mastigouche riviere mastigouche
riviere mastigouche riviere mastigouche

Rivière Mastigouche: notre dernier site (mais surement pas le moins bien!)

Après 10 jours de grimpe (10 sites différents), 4 jours de ski, 3000km, nous voilà sur le traversier à 10km de Sorel Tracy, notre point de départ. On en aura surement bien profité, et on a été particulièrement gâté par cette région qui a tellement à offrir aux glacieristes. Le beau temps a été de la partie, nous permettant de profiter de paysages magnifiques, et de ramener avec nous plein de beaux souvenirs de grimpe, et l'envie de recommencer! Une super aventure entre copains... A quand la prochaine?!


Infos pratiques

Grandes Piles

Comme évoqué plus haut, une partie du site répértorié dans le topo n'est plus accessible faute de convention. En effet, la loi québécoise permettant à une personne se blaissant en cascade sur un terrain privé de se retourner contre le propriétaire, ils sont nombreux a être frileux. La fédération québecoise met en place lorsque c'est possible une convention permettant d'assurer le site en son nom, couvrant ainsi les adhérents. Bref, les informations se trouve dans les mises à jour du topo, disponible sur le site de la fqme.

L'accès se fait depuis une route nationale très passante en bordure de fleuve, donc impossible de se garer en bord de route: il y a cependant une halte routière quelques centaines de mètre après Fernande, rapidement faisables à pied.

Concernant l'équipement de Fernande, le haut de la cascade n'est pas facilement accessible à pied (même si ça doit pouvoir passer en faisant un détour). Il y a de bons arbres et un câble au sommet du mur pour installer des relais.


La Mer de Glace

L'accès est souvent tracé (repérer les traces d'attaque en bord de route), et bien décrit dans le topo. Compter 1h30. La montée à Small est raide et passe par des cordes fixes sur la fin. Pour la descente de Small une ligne est équipée rive gauche.


Pont Rouge

L'accès commence en traversant un champ. Possibité de se garer au près du pylône, au risque et périls des retros parfois. Une fois au bord du canyon, la trace de droite part vers les escaliers (accès "normal"), celle de gauche permet d'accèder aux relais des voies du secteur Valentin. Les rideaux a droite à l'entrée du site sont une bonne altérnative lors de trop grande affluence: 4 à 4+.


Donnacona

Le topo mentionne un accès par le haut et un par le port de Donnacona: d'expèrience, préferer celui-ci. Plus évident et finalement plus rapide, d'autant qu'il permet de bien se rendre compte de ce qui est en conditions ou pas. Un peu de toutes les difficultés, du 3+ au 5.


Rivière-au-Loup

Toutes les voies peuvent s'accèder par un sentier par le haut. Sinon accès par le bas plus rapide. Attention au longueurs de corde:50m est souvent juste!


Saint-Fabien-sur-Mer

Compter 30 bonnes minutes en fonction des zigzags sur la banquise. Attention à ne pas s'aventurer troploin dessus d'ailleur! 4 cascades, entre 40m et 60m, 3 à 4.


Cigarette Bleue et Méduse

Possibilité de se garer au bord de la route, au niveau des cascades. Attention, toujours se garer dans le sens de la circulation! Pour la Cigarette il y a un relais sur arbre au sommet. En revanche pour Méduse, faire relais peut s'avérer plus compliqué! de par la forme de la cascade il n'est pas forcement facile d'installer quelque chose (espèces de grosses pétales pleines de trous et de neige...). Nous avions réussi à dégager un tronc pris dans la glace pour installer notre relais.


Corneille

Interdiction de se garer au pied, trouver une place au village.

Chute de Montmorency

Rivière Mastigouche